Gustave Claudon, fils

Claudon, Gustave, fils (1838- 1908 ?).

Petit-fils d’Élisabeth, née Denner et de Mathias Claudon. Fils d’Eugénie, née Henry (1817-1886) et de Gustave Claudon (1810-1872 ?), fondateur de la maison “Gustave Claudon”.

Gustave fils fit sa carrière dans le domaine des alcools. Il reprit l’affaire paternelle à laquelle adhéra Jean Daniel Geistodt, son beau-frère qui se retira le 7 août 1876. La Société, fondée en 1868 était alors localisée 1 place Jussieu à Paris avec succursales à Béziers (Hérault ) et à Haulchain (Nord). L’usine de distillerie était située entre l’Escaut canalisé et la grande route de communication de Denain (Nord) à Vendegies. Le terrain couvrait une superficie de 5 ha. environ. L’usine en couvrait deux. Le reste du terrain servait de dépôt pour les betteraves pendant la campagne et renfermait les bassins de décantation pour les eaux de lavage des betteraves (d’après le Rapport sur l’usine de Denain).

En 1889, Édouard, Georges et Henri Claudon investirent dans l’entreprise dont le capital atteignit alors 1.000.000 fr. Son siège fut transféré 1 rue Victoria à Paris. La Société fut dissoute sept ans plus tard. Paul Poupardin apporta son concours juridique très apprécié et il en résulta une correspondance soutenue. L’ acte de 1896, Dissolution et partage de la Société au nom collectif Gustave Claudon qualifie ainsi Gustave : Négociant, demeurant à Paris, boulevard Malesherbes, n° 37, ci-devant et actuellement même boulevard, n°59.

Gustave Claudon est l’auteur d’une brochure : Eaux-de-vie et alcools. Boissons spiritueuses. Genièvre, rhum, tafia, kirsch, etc. écrite en 1867 à l’occasion de l’Exposition universelle dont il fut membre du jury :  les eaux de vie génériques de Cognac sont à l’honneur : celles de la Grande et Petite Champagne, puis celles moins cotées des premiers et seconds Bois (déboisements entrepris pour la plantation de vignes). Gustave exploita le domaine du Château de Cach en Gironde de 1885 à 1908.

Marié avec Berthe, née Malétra en 1845. Sans enfants, le couple adopta la fille de leur cousin germain Robert Claudon, Yvonne (Robert Claudon est le plus jeune frère de Marie Poupardin).

Nous conservons une lettre de Gustave Claudon adressée à Paul Poupardin, envoyée du domaine de La Trésorière par Maureilhan (Hérault) où il s’était provisoirement retiré, atteint de graves problèmes de santé. La lettre est datée du 16 septembre 1899.

Gustave Claudon fut un collectionneur. Il prêta sept œuvres de Corot à l’exposition organisée au bénéfice du monument du centenaire de l’artiste [1895] au Palais Galliéra (Nymphes au bain, Site de Normandie, Gelée blanche à Auvers, Ferme au bord d’un étang, Saules près d’un ruisseau, Canal en Hollande, Pêcheur au soleil couchant). Legs ou vente (recherche en cours).

Lettre à en-tête usine Gustave Claudon

Usine Gustave Claudon