Marie Berthe Claudon, née Paule

Claudon, Marie Berthe, née Paule (1849-1912).

Mariée à Georges Claudon dont elle eut une fille Georgette Eustache.

Le couple Henri Eustache  Le couple Eustache à Fontainebleau, avec à gauche Daniel Kœchlin, et ses neveux Marie Denieuil et son frère Jean Guillaud-Debroue (album de Jean Poupardin).

Le père de Marie était tailleur officiel à la Cour sous Napoléon III. La fille de Marie, Georgette hérita d’une propriété à Fontainebleau qui reste dans les mémoires des familles Denieuil (descendants d’Henry Claudon) et Poupardin. Cette tante éloignée dont j’ai des souvenirs à Paris, rue du Sommerard et à Fontainebleau, avait fait un premier mariage en 1858 avec Raymond Duval, avocat à la Cour d’appel. Elle divorça et se remaria dix ans plus tard avec Henri Eustache (1861-1922), prix de Rome. Cette parente respectée et appréciée était “moderne” pour l’époque et conduisait sa voiture. Elle vivait à Neuilly avenue du Roule dans un immeuble dont elle était propriétaire. Un petit détail – révélateur d’un caractère ou d’un “art de vivre”- m’avait quand même étonnée alors : elle appelait la personne à son service par son nom de famille : Travers. On doit à Henri Eustache le Casino Grand Cercle d’Aix-les-Bains (1897-1900), l’agrandissement de la Bourse de Paris (à partir de 1901), la restauration de l’église Sainte-Clotilde. Ses travaux à l’hôtel Biron lui valurent la reconnaissance d’Auguste Rodin qui se manifesta par la réalisation du buste de l’architecte et le don d’une cariatide passée en vente en 2008. Son nom reste aussi attaché pour nous qui passions nos vacances à Fontainebleau au sentier dans la forêt longeant la piscine du “Marquis”, surnom donné à son gérant de l’époque, M. Martinel. Ce sentier officiellement nommé Henri Eustache conduit au bas des massifs du Long-Boyau, Mont-Aigu et Mont Fessas.