Henriette Mirabaud, née Thorens

Mirabaud, Henriette, née Thorens (1881-1943).

Fille de Lila, née Dollfus et de Jean-Henri Thorens (voir à ces noms). Mariée en 1903 avec Robert Mirabaud (1860-1933), un des fils du banquier Henri Mirabaud (1821-1893), auteur de plusieurs publications, notamment sur Ambroise Paré et Rabaut-Saint-Étienne. Elle-même a traduit de l’anglais de nombreux ouvrages d’auteurs indiens dont Le Jardinier d’amour de Rabindranath Tagore et des poèmes mystiques de Kabir. On lui doit aussi une traduction d’Essais choisis d’Emerson parue en 1912 avec une préface d’Henri Lichtenberger. Active pendant la première guerre mondiale, elle a fait paraître en 1917 Journal d’une civile et en 1920 En marge de la guerre (voir l’ouvrage dirigé par Rémy Cazals, 500 témoins de la Grande Guerre, paru aux Editions Midi-pyrénéennes, 2013). Elle a beaucoup œuvré dans la “Société du secours fraternel de Gérardmer” dont son mari était président et qui venait en aide aux familles vosgiennes éprouvées par la guerre.

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TGD 428 ,  TGK 1155 (les tableaux généalogiques ne signalent pas de descendance).

Henriette Mirabaud-Thorens a traduit l’ouvrage d’Olive Schreiner “Dreams” paru chez Flammarion en 1913, 151 p. sous le titre “Rèves” avec des illustrations de Carlos Schwabe. Sa cousine Marie Diemer (voir la notice ) étant l’auteur de la préface –  (contrairement à Marie Diemer, nous n’avons pas trouvé , hélas, de portrait d’Henriette Mirabaud, adulte) .

Elle a dédié En marge de la guerre (écrit sous forme de journal), Paris, Émile-Paul frères, 1920, 323 p. à la mémoire de son père Jean- Henri Thorens dont elle dresse au début la courte biographie d’une courte vie.

Les frères aînés de Rober Mirabaud sont alliés aux Koechlin et Dollfus, TGK 341, 740, TGD 740. 

La tombe Thorens-Mirabaud est située au cimetière de Passy.