Frantz Poupardin

Poupardin, Frantz (1850-1918).

Troisième fils de Louis Poupardin et d’Adèle Meyer, né à Altkirch. Comme ses frères, il passa sa jeunesse à Belfort et fut officier dans le 4ème bataillon de la garde mobile du Haut-Rhin pendant la guerre de 1870-1871. Il épousa Eugénie, née Liebenguth dont il eut un fils, Jean.

Seul des frères Poupardin resté en Alsace après 1871, il vécut en riche industriel à Dornach (commune annexée à Mulhouse en 1913), et fut un des premiers clients d’automobiles Peugeot. Il aurait acquis un véhicule de la marque en 1890 ou 1891 (lettre du Musée Peugeot, 21 juin 1988).

Le 31 août 1914, suite à une bataille, il est emmené, avec d’autres comme otage à Mülheim (Voir l’Almanach du conseil des Anciens de la ville de Mulhouse, 1915). Sur le Tableau généalogique Dollfus, 460, que nous gardons une note ms. précise qu’il serait mort subitement sans avoir revu la France. Le Tableau généalogique Kœchlin poursuivi par Daniel Poupardin donne comme date de décès pour Frantz : 6 juillet 1918 et pour Jean : 4 septembre 1918.

Suite à une visite au Service des cimetières de Mulhouse (août 1993), et consultation des registres, voici les dates d’enterrement relevées : pour Frantz Poupardin, 15 juillet 1918, pour son fils Jean (né en 1890), 12 septembre 1918, pour Eugénie Liebenguth, 24 janvier 1925.

Franz se maria en 1913, ce qui explique que, selon les convenances, les noms d’Eugénie et Jean ne figurent pas sur les faire-part de décès de Maurice Poupardin en 1904 ni de Clémentine Kœchlin en 1912. Par contre, le nom de Mme Vve Frantz Poupardin figure sur le faire-part de décès de Paul Poupardin en 1919.

L’étymologie du nom Liebenguth (Leib und Gut, corps et bien [au maître]). Cette famille serait d’origine helvétique, implantée depuis longtemps à Mulhouse. Eugénie est connotée comme Allemande – et tout ce que cela implique – sur le tableau généalogique familial.

Nous conservons 12 lettres de Frantz à son frère Daniel où il est question de règlement d’affaires (biens à liquider en Alsace), de mécanique : attente d’un chassis qui doit lui permettre de dépasser les 80km/h., conseils relatifs à un magnéto, nouvelles de l’oncle Charles, etc. Les lettres vont de 1904 à 1912 et sont tapées à la machine.

Nous conservons une photo de groupe avec Franz Poupardin (mégot sur les lèvres, comme sur des photos prises bien antérieurement). Les personnages, tous chapeautés, sont relativement âgés. Il s’agit de Th. Baumann, Ch. Wolf, Eug. Rehm, Jul. Cladé et Ch. Zimmermann. La photo a été réalisée par Jul. Schmidlin avec pour adresse : Mülhousen i. Els, Jüzacherstr. 2 et Müllheim i. B., Göthestr., 7.

p-105

Fragment de la couverture du Livret d’ordinaire du 1er bataillon, 4ème compagnie de la garde mobile du Haut-Rhin qui présente certaines pages signées de l’officier chargé de la direction de l’ordinaire : F. Poupardin