Pierre Poupardin

Poupardin, Pierre (1877-1931).

Fils de Marie, née Claudon et de Paul Poupardin. Demi-frère de René Poupardin, il naquit à Rouen le 25 octobre 1877, fit ses études au lycée Louis-le-Grand (d’après un livre de prix de sciences naturelles, Pierre était en 8ème l’année scolaire 1886-1887), puis des études de médecine.

Reçu Interne des Hôpitaux de Paris (Pierre Poupardin figure sur trois photos de groupe prises à l’Hôpital Cochin, l’une d’elle porte la date imprimée 1902-1903, (7 personnages), une autre porte la mention au crayon : Extrait de l’Album de l’Internat, 1906-1907, avec les noms imprimés des 9 figurants), il publia sa thèse en 1909 : De quelques éléments du pédicule pulmonaire (notes de dissection), ornementée de 12 planches de dessins par l’auteur témoignant d’un talent certain.

Il exerça à l’Hôpital Saint-Lazare et en 1906 se maria avec Suzanne Handisyde (1885-1963) dont il eut cinq enfants : Jean, Simone, Étienne, Claude, Marie-Françoise et Henri. Au début de leur mariage, le couple s’installa au 148 du boulevard Montparnasse. Ils se fixèrent ensuite au 118 rue d’Assas au 3ème étage sur rue.

La guerre de 1914-1918 le mobilisa entièrement auprès des blessés. Il exécuta la « retraite de 1914 » comme médecin. Surmené, il tomba malade et fut évacué au Mans où sa famille, installée chez les Handisyde à Rouen, vint le rejoindre. Pierre dut vite reprendre de l’activité (soins à l’arrivée de trains de blessés, installation rapide de centres hospitaliers). Il se spécialisa dans la chirurgie maxillo-faciale (avec le Dr Vaysse, père du dentiste que nous avons longtemps fréquenté) mais ne put jamais se remettre de son vécu sur les champs de bataille et ensuite. Profondément affecté, il dut arrêter d’opérer en raison d’une main devenue peu sûre, mais continua à exercer en tant que médecin.

Il loua en 1920 la maison de Fontainebleau du 41 rue Royale (chalet construit en 1877 en mauvais état, modifié par la suite) à Georgette Eustache, née Claudon (il y aura ensuite un bail avec promesse de vente après la mort d’Henri Eustache). Marie Denieuil, l’une des deux petites-filles d’Henry Claudon, seule légataire, vendit la propriété du 39 en 1990. Les Poupardin-Tanon vendirent celle du 41 un peu auparavant, propriété qui avait été finalement achetée en indivision dans les années 50, à la fin du bail accordé. Il n’y eut jamais de clôture entre les propriétés Denieuil et Poupardin. Il n’y eut jamais de clôture entre les propriétés Denieuil et Poupardin.

Avant 1920, les vacances se passaient à Sceaux, non loin du 23 rue de Châtenay où Clémentine Poupardin louait aussi une maison dite : Le Clocheton.

Pierre mourut à Fontainebleau le 25 juillet 1931.

Bientôt sur le site 10 lettres écrites par Pierre Poupardin à sa femme en début d’année 1917.

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TGK 1174

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La Pluie.  A gauche : Epreuve d’Etat. A droite : Au docteur Poupardin sympathique [?] souvenir. André Devambez